Rencontre avec Hassan Hachim Yusuf, auteur de « Le Calvaire d’un étudiant boursier de l’État au Maghreb »

Présentez-nous votre ouvrage

Tout d’abord, je tiens à remercier la Maison d’édition EDILIVRE pour m’avoir offert cette chance d’être lu au niveau international. L’œuvre que j’ai écrite retrace les difficultés que rencontrent les étudiants boursiers de l’Etat tchadien en général et ceux du Maghreb en particulier et la situation socio-économique qui prévaut mon pays le Tchad. L’histoire tire le rideau quand Abbas préparait son baccalauréat. Ce dernier est le personnage principal de l’œuvre et est le fils ainé de la famille Bilal. Locataire et retraité de son état, Bilal passait le plus clair de son temps avec ses compagnons à vilipender le pouvoir en place. Il inscrit ses enfants dans une école privée où son fils ainé réussit l’examen de baccalauréat avec mention et obtient une bourse d’études supérieures au Maghreb grâce à son oncle qui inaugurait les chrysanthèmes. Durant son parcours universitaire c’est sa famille qui assure ses besoins, malgré la situation que traverse la famille Bilal, ce qui est archi paradoxal pour un bénéficiaire de bourse de l’Etat. De retour au pays, il attend de voir s’il pouvait accéder à la fonction publique dans un pays où les relations priment tous mais en vain. Apres tant d’années de chômage il décide de quitter son pays pour une vie meilleur vers l’Europe.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

On est tous témoin d’une situation au cours de notre courte journée sur cette terre. On se doit de dénoncer l’injustice puisque le fait de garder le silence face à l’injustice est un synonyme de lâcheté et de traitrise. La fuite de responsabilité de l’Etat face à ses devoirs est le facteur causal de ma réaction. En tant qu’un étudiant boursier de l’Etat et laissé-pour- compte, je ne peux pas ne pas rendre mon témoignage.

À quel lecteur s'adresse votre ouvrage ?

Mon œuvre s’adresse à tout le lectorat mais surtout le lectorat tchadien. J’appelle à l’Etat tchadien à revoir la définition du terme ‘’BOURSE D’ETUDE’’ avant de l’octroyer aux étudiants.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Le message que je voudrais faire passer à travers ma nouvelle est de :

- Demander aux dirigeants tchadiens de prendre leur responsabilité vis-à-vis de l’éducation et la prise en charge des étudiants à deux mains.

- Demander à la police nationale de voir le peuple comme ses protégés et non comme un ennemi.

- Et en enfin à la jeunesse tchadienne d’épouser des idées entreprenantes que de faire antichambre devant une porte qui ne s’ouvre que par reconnaissance faciale (la fonction publique)

Où puisez-vous votre inspiration ?

La source de mon inspiration c’est Yasmina Khadra, des fois je la puise de mon vécu.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

L’écriture fait partie de ma DNA. C’est un moyen de me faire entendre et dire ce que je ressens. Actuellement, je suis en train de préparer ma seconde œuvre mais avec la rédaction du mémoire pour l’obtention de mon diplôme de master en ‘’Applied Linguistics and Didactics’’ je compte marquer une pause avant de reprendre le train en marche.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

J’exhorte au lectorat de s’en procurer pour être au fait de la triste réalité que cache l’Etat tchadien derrière cette soi-disant bourse. Je ne pourrai conclure mes propos sans remercier EDILIVRE une fois de plus.

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