Les femmes écrivant sous un pseudonyme masculin

Au XIXème siècle, les femmes qui écrivaient dans le but d’être publiées, et donc de se faire connaitre, étaient mal considérées dans la société. En effet, le monde littéraire fut très misogyne jusqu’au début du XXème siècle : être publiée était perçu comme une volonté d’indépendance et donc comme incompatible avec le rôle de la femme à l’époque. Le mois de mars étant placé sous le signe des droits des femmes, nous avons décidé de mettre en lumière celles ayant eu recours à des pseudonymes masculins pour s’assurer une place dans le milieu littéraire.

 

Aurore Dupin, alias George Sand

Elle est sans doute la femme de lettres la plus connue pour avoir utilisé un pseudonyme masculin. Aurore Dupin représente la figure même de l’écrivain qui a réussi. Elle a été romancière, auteur dramatique, critique littéraire et journaliste. Le nom de « Sand » est inspiré de l’un de ses premiers amants : Jules Sandeau. Écrivain engagée, elle a notamment revendiqué pour les femmes le droit au divorce et à l’égalité civile.

 

Laurent Daniel, alias Elsa Triolet

Elle est connue pour avoir été la première femme à obtenir le prix Goncourt en 1945 grâce à son recueil de nouvelles : Le premier accroc coûte 200 francs. Elle était la muse de Louis Aragon, son compagnon jusqu’à la fin de ses jours, qui lui dédie le recueil Les yeux d’Elsa. Tout comme George Sand, elle était très engagée et a pris part à la révolution russe en 1905 et à la résistance française avec Aragon. Son ouvrage Les amants d’Avignon traite de son expérience de la résistance. Il est paru en 1943 sous le pseudonyme de Laurent Daniel.

 

Jeanne Loiseau, alias Daniel Lesueur

Connue sous le nom de Daniel Lesueur, Jeanne Loiseau était une poétesse et romancière française. Elle est également connue pour sa carrière journalistique et de critique littéraire. Son pseudonyme lui a été imposé par Calmann-Lévy, l’éditeur de ses deux premiers romans. Il luit vient d’un de ses ancêtres maternels, Daniel O’Connell, et du nom de jeune fille de sa mère, Marie-Henriette Lesueur. Plus tard, elle a reconnu avoir choisi ce pseudonyme dans la précipitation, et aurait préféré un nom plus court. Elle a plaidé pour la création d’une Académie littéraire des femmes et a dénoncé les inégalités de genre.

 

Mary Ann, alias George Elliot

Elle est considérée comme une grande écrivaine de l’époque Victorienne. À l’époque, certaines femmes commençaient à être publiées sous leur véritable identité. Elle a choisi un pseudonyme masculin pour plusieurs raisons : être prise au sérieux, préserver sa vie privée, et distinguer son travail d’éditeur et de critique littéraire de ses écrits.

 

Robert Galbraith, alias J.K. Rowling

Beaucoup plus récemment, J.K. Rowling, l’auteur de la célèbre saga Harry Potter, a publié un roman sous le pseudonyme de Robert Galbraith. Se cacher derrière cet alias a permis à l’auteur de s’essayer au genre policier en gardant une sorte d’anonymat. L’appel du coucou est passé en tête des ventes dès l’instant où le subterfuge a été révélé.

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