Rencontre avec Charles Lenck, auteur de « Effata ! C’est-à-dire : Ouvre-toi! (Mc 7, 34). »

 

Présentez-nous votre ouvrage.

C’est la suite « logique » de mon expérience médicale au contact de la femme. Cette « sentinelle de l’invisible » (Jean Paul II) est l’ouverture au « monde de l’esprit » (Esprit Saint) pour peu que certaines clés soient disponibles. Ces clés sont dans le livre et expliquées sous l’angle du psychisme (l’âme). Pour chacune d’elles sont rapportées plusieurs phrases de l’ancien et du nouveau testament attestant que tout avait été compris par les principaux prophètes dont Isaïe et surtout Jésus-Christ. Seuls les termes psychanalytiques (inconscient, culpabilité, contresens œdipien, puberté psychique…) n’étaient pas usités à cette époque.

Cette approche « psy » ET catholique de l’âme est ensuite étendue au concept de Dieu. A la suite de Spinoza (qui le démontre « géométriquement »), il devient évident (de façon simplement humaine) que Dieu « existe nécessairement », tout comme les Near Death Expérience attestent de l’immortalité de l’âme. Ceci est expliqué de façon très logique. Comme est expliquée l’auréole des saints sur les icones qui correspondrait, alors, à la sexualité psychique de l’humanité (l’ambiguïté du terme sexualité est aussi résolue dans le texte).

Enfin, deux post-scriptum : la « théories sur les focales psychiques » et la « viscosité de l’âme » clôturent le texte.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

D’abord parce que ce fut un immense plaisir que d’avoir « bataillé » avec tout cet immatériel afin de trouver l’ouverture (« Effata ») après tant d’années d’épreuves, d’échecs, de tourments. Certaines logiques une fois dévoilées (donc conscientisées) se révèlent intellectuellement déconcertantes, lorsque leur naissance est comprise venant directement de l’inconscient.

Ensuite (et j’ai tout fait, pour que cela soit perceptible à la lecture) parce que sans le cœur, n’importe quelle intelligence est vide du sens de la vie. « S’il me manque l’amour, je ne suis rien » (1Co 13, 2). Dans le Phèdre de Platon, le cocher c’est l’intelligence (le conscient) et les deux chevaux de son attelage sont le cœur : le « préconscient » et « l’inconscient proprement dit » (expliqué dans le texte). Tout le problème et que les deux chevaux : le cheval « bête » et le cheval « intelligent », ne sont pas d’accord pour aller ensemble, tant que le sentiment de culpabilité inconscient n’est pas résolu. Mais, en réalité, il n’y a pas de coupables ! Il n’y a que des victimes ! C’est le contresens œdipien (expliqué dans le texte). Le pardon des péchés de Jésus-Christ.

 

À quel lecteur s'adresse votre ouvrage ?

Pour le croyant certains dogmes postérieurs à la parole du Christ lui paraitront peut-être moins dogmatiques. Pour l’intellectuel cela risquera d’élargir le champ de son intelligence puisque ce qui est proposé ne cherche nullement à convaincre. Il ne s’agit pas de convertir ! Pour celui qui pourrait être intéressé par la religion mais qui ne veut pas « entrer dans une façon de penser », il peut rester devant l’église et réfléchir au troublant paradoxe de choses dites anciennes mais qu’il n’a peut-être pas encore bien conscientisé (c’est-à-dire encore inconscientes en lui-même). Mais surtout, le lecteur qui souffre pourra percevoir sa souffrance comme une forme de bouc émissaire (René Girard) lui servant à extérioriser sa culpabilité inconsciente sur son traumatisme psychique. Ainsi que le propose Paul Diel, arrivera-t-il, alors, à faire de ce traumatisme un « évènement désagréable ». C’est la puberté psychique ou processus d’individuation de Jung (expliqué dans le texte) véritable conversion sur le chemin de Damas (Saint Paul).

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Puisqu’ainsi que le disait James Bond, on ne vit que deux fois, il importe de prendre conscience que la puberté psychique fait les hommes différents. De la même manière que physiquement il y a des hommes et des femmes, psychiquement, il y a des enfants et des adultes. Les autres différences entre les êtres humains relèvent du mécanisme conscient et/ou inconscient du bouc émissaire. « Or, quand le pardon est accordé, on n’offre plus le sacrifice pour le péché. » (He 10, 18)

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

C’est une question difficile. Je pourrais dire dans la noosphère de Teilhard de Chardin (expliquée dans le texte) ; mais ça fait gonfler les chevilles ! Je ne sais pas ! Peut-être dans la foi inébranlable que rien n’est figé dans la vie. Ou, dans la certitude qu’au-delà de la vie, tout être humain participe de ce qui est, donc qu’il participe d’une forme d’Eternité (qui elle est au-delà de la mort). Ou, dans la prise de conscience que tout enfant à la naissance se juge coupable du traumatisme de la naissance (Otto Rank) (… alors que nul n’est coupable du fait de sa naissance.) « Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ; » (Ps 70, 06)

 

Quels sont vos projets d'écriture pour l'avenir ?

Je suis en train de finaliser une pièce de théâtre où Œdipe est innocenté le héros de Sophocle des crimes dont on l’accuse : tuer le père et coucher avec la mère.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

« Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! » (Ps 92, 16)

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