Rencontre avec Ousmane Gueye, auteur de « Autopsie d’une âme »

Présentez-nous votre ouvrage.

Ce livre, je l’ai écrit à Kaolack, entre 2014 et 2015, lorsque j’avais dix-huit ans. C’est mon premier recueil poétique. Il compte 156 pages.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Je traversais une situation difficile à l’époque. Je venais de perdre ma grand-mère et mes déceptions amoureuses se succédaient. A chaque fois que j’aimais, j’en ressortais avec le cœur brisé. Depuis, je n’ai plus vraiment confiance aux femmes. Ma sensibilité était ma plus grande force mais aussi, ma plus grande faiblesse. J’avais l’impression d’être rien, que je ne représentais absolument rien pour personne. On ne m’accordait pas d’importance. J’avais mal. J’étais enragé. Le pire, c’est que j’étais entouré par des hypocrites qui me demandaient avec ironie : « Ousmane, à quand la publication du livre ? Où sont les livres ? On attend avec impatience hein… » Je m’isolais tout le temps et il m’arrivait de faire des nuits blanches ou de ne dormir que quelques heures. Bien évidemment, depuis ma jeunesse, je m’intéressais à l’écriture et je rêvais de devenir comme Senghor, Césaire, Birago Diop ou Damas. Parfois, de petits mots me traversaient l’esprit mais j’ignorais quoi en faire ! Ce n’est qu’après notre premier cours de versification avec le Professeur Dembo Sadio que j’ai trouvé la voie. Se dessinaient alors devant moi la magie des vers et l’échelle à emprunter. Aussitôt, j’ai acheté un petit cahier de cent pages et j’ai commencé à écrire mes premiers poèmes. J’écrivais avant tout pour évacuer ma souffrance. J’avais trop peur de me révolter et de tomber dans la folie de l’adolescent qui utilise la drogue, la cigarette ou l’alcool comme refuge.

 

À quel lecteur s'adresse votre ouvrage ?

Franchement, je ne vise aucune catégorie particulière. Ma poésie se veut un remède pour l’humanité entière. Je veux être un poète qui use des mots pour soigner les malades du cœur. Je veux être un poète use des vers pour rassembler les masses autours d’objectifs communs. Je veux être un poète qui parle pour les sans voix. Je veux être un poète qui défend les opprimés. Je veux être un poète qui soulage les âmes handicapées par l’égoïsme et l’hypocrisie de la société. Je veux être un poète qui se soigne sans nuire les autres. L’art est un remède, un puissant remède.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

En écrivant ce livre, je voulais tout simplement montrer ma souffrance. Oui, je souffrais et je ne pouvais plus garder ces douleurs et ces passions inassouvies qui me déchiquetaient l’âme.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Je m’inspire de tout ce qui m’entoure. Je peux écrire à partir d’une parole, d’une voix, d’une démarche, d’un regard, d’un souvenir, d’un rêve, d’une image…Mais je crois que tout me vient de Dieu, Le Tout Puissant.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Bon, vous savez, la publication de ce recueil aura finalement pris un temps fou. J’ai dû attendre quatre années avant de me décider à me lancer. Après avoir achevé l’œuvre, j’ai entretemps écrit d’autres livres et quelques articles. Je songe aussi à des projets plus osés mais je ne peux rien dire pour le moment. Tout viendra en temps et en heure.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Ma plume est le miroir des maux mais également, de l’espoir. Je vous demande juste de me faire confiance, de croire en moi et de m’accompagner dans ce très long chemin. J’aurai vraiment besoin de vous tous. Vous êtes ma famille et mon avenir. Merci encore.

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