Rencontre avec Quentin Westrich, auteur de « Lilium »

Présentez-nous votre ouvrage.

Lilium est un conte initiatique dont le point d’orgue se situe dans une étrange forêt. Les bois sont les lieux de tous les mythes, fantasmes et mystères. Fascinants, effrayants, ils nous parlent à tous, et particulièrement, bien sûr, dans le domaine du conte. Ce sont des temples pour l’imaginaire. L’histoire raconte le cheminement d’un jeune garçon, découvrant ses sentiments amoureux pour son meilleur ami, et confronté violemment à la peur de l’autre qui stigmatise. Il était possible de proposer un regard sur la notion de liberté, le pouvoir de l’art. La liberté créatrice, la liberté de penser, d’aimer, d’être.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Quand j’entends les récents propos du Pape ; que je vois la Manif pour tous, les agressions homophobes qui se multiplient dernièrement, ce qui se passe en Tchétchénie ou d’autres pays, ça me désespère. Nous sommes tout de même en 2018… Il y a des actes, des propos qui sont inexcusables. Cela n’empêche pas d’essayer de comprendre. C’est même une arme essentielle pour se défendre, rester debout. L’art peut nous aider à nous libérer. C’est aussi cela écrire… Ecrire, c’est très souvent une manière de pousser un cri. Dans le cadre de ce conte, c’était un cri de rage. Trouver des réponses pour s’en libérer, aussi. Non pas pour se délivrer de sa révolte. Il faut rester révolté, mais tenter de surpasser la colère, regarder au-delà.

 

À quel lecteur s'adresse votre ouvrage ?

Tout le monde, mais peut-être plus particulièrement à ceux qui se sentent différents, quel que soit l’âge ou la manière. Offrir une lueur d’espoir, rappeler que ce sont nos différences qui peuvent rendre passionnants nos regards. J’ai tenu à élargir le plus possible le thème de la différence dans l’histoire, même si ce n’était qu’au détour d’une phrase, d’une allusion, pour que chacun puisse s’y retrouver au final. La peur de l’autre ne se manifeste pas que dans l’homophobie. Elle se retrouve aussi par le racisme, le sexisme… J’aurai pu prendre nombre d’exemples, mais j’ai choisi de symboliser cette peur par les yeux de Louis. Bien sûr, car c’est un sujet qui m’est très personnel.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Nous n’avons qu’une vie, et rien n’est plus précieux que la liberté. Surtout quand il s’agit d’aimer…

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Toujours d’un nœud de sentiments qui peuvent aller d’un extrême à un autre. Ce peut être aussi le désir de mettre des mots sur une plaie ; de s’en libérer, la recoudre. Le pouvoir de l’art m’inspire aussi. En tant que force d’évasion, notamment. C’est également un des thèmes majeurs de ce conte. Que seraient nos vies si l’art n’existait pas ?

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Ce sont plus que des projets… J’en ai plusieurs sur le feu, mais le principal sera mon prochain roman. Maintenant que ce conte est publié, je vais pouvoir m’y consacrer pleinement. Partager l’ombre et Lilium pourront ainsi continuer leurs vies en 2019.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Quel que soit l’accueil de ce livre, merci pour tout ce que vous m’avez offert cette année…

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