Rencontre avec Samedi Ndouba Bendiman, auteur de « Le souffle de l’espoir »

Présentez-nous votre ouvrage.

Mon ouvrage comprend 54 thèmes repartis en 11 chapitres.

De nos jours, la montée en puissance du modernisme et les avancées technologiques ont entamé le prestige de l’humanité et entrainé une désintégration dans l’homme. La science qui croit apporter un plus à l’homme détourne l’objet du bien-être de ce dernier ; les progrès et avancées enregistrés sont loin de décrocher la lune au commun des mortels au regard de l’armada des maux qu’ils entrainent avec eux et créent ainsi un déséquilibre social : misère, pauvreté, maladie, paupérisation, faim, résignation, guerre, mort dans l’âme, pratiques contrenature, dépravation des mœurs, dépression. Et tout ceci laisse pantois les sciences humaines telles l’anthropologie, la philosophie, l’éthique, la morale qui peinent à y trouver des solutions idoines. Ainsi, à travers mes poèmes, loin de décourager mon lectorat, j’entends prôner la confiance en soi dans les difficultés et épreuves de la vie. Selon moi, les problèmes doivent être sources d’inspiration, opportunités à savoir pour un renforcement de la solidarité et une forte socialisation au sein de la communauté humaine ; en clair, il faut garder le moral haut face aux tribulations et péripéties de la vie car comme le feu éprouve l’or, les difficultés nous purifient et nous assainissent.

En analysant un regard tourné sur Dieu, l’environnement, ce cadre où l’homme doit se battre face aux difficultés de vie, j’incite à l’amour de celui-ci. Plusieurs thèmes tels que la femme, l’injustice sociale, la corruption sont également abordés dans cet ouvrage. Originaire d’un milieu où la politique ne met pas le développement de l’homme au centre de ses actions, j’exprime mon dégoût de la politique et j’exhorte par ailleurs à savoir garder l’espérance qui caractérise l’Africain.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai écrit avant tout ces poèmes pour moi-même, je les ai écrits pour mon simple plaisir. Ensuite, je les ai présentés à mes proches qui m’ont vivement conseillé de les publier. C’est ainsi que j’ai décidé de partager mon imaginaire avec le monde. Dans le cadre de ce partage, ce livre a pour objectif de présenter le monde au monde pour le monde : le conscientiser, le façonner, l’édifier, l’encourager à changer sa mentalité, son comportement afin de se sentir lui-même « le boulanger de sa vie ».

A travers ce livre, j’interpelle les parents à bien assumer leurs responsabilités quant à l’éducation de base des enfants ; je demande aussi au gouvernement d’avoir de l’indulgence pour les jeunes et de penser à améliorer leurs conditions de vie en priorisant leur éducation et leur formation pour un travail de qualité. Car, l’éducation est la source de tout développement. Il faut favoriser l’entreprenariat chez les jeunes et mener une bonne politique agricole pour mettre fin à l’exode rural.

 

À quel lecteur s'adresse votre ouvrage ?

Mon ouvrage s’adresse à la jeunesse. La jeunesse est beaucoup plus impliquée. C’est elle qui continuera l’œuvre du monde. Il s’agit des jeunes de tous les niveaux. Mais mon ouvrage s’adresse aux adultes car ceux-ci ne doivent pas être spectateurs.

Par ailleurs, mon ouvrage s’intéresse à toutes les classes de pyramide d’intellectualité (niveau1 : instruction ; niveau 2 : culture générale ;niveau 3 : esthétique, niveau 4 : éclectisme, au sommet : la spiritualité).

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Je transmets un message d’espoir au monde, surtout aux jeunes qui sont en proie au découragement et au désespoir. Je donne par amour une énergie d’espoir aux jeunes comme l’indique si bien la couverture de mon ouvrage. Je demande aux jeunes d’espérer tant qu’on vit. Dieu nous voit dans nos petits efforts. L’un des rayons de son visage qu’est le soleil brillera un jour sur nous. Nous aspirerons à une nouvelle vie. Sa lumière guidera nos pas et nous obtiendrons ce dont notre cœur désire.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

J’ai puisé mon inspiration dans la société, les médias, les livres littéraires et spirituels. Les auteurs français tels que Molière, Baudelaire, Victor Hugo, Jean de la Fontaine, mais aussi les érudits de la littérature noire comme Léon Damas, Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Birago Diop, Nimrode Bena Djangrang m’ont beaucoup fasciné… Aussi, faut-il compter avec Homère, Parménide et Shakespeare en matière de poésie… Je n’oublie pas d’ajouter la Bible et le Coran qui m’ont souvent impressionné. Ces deux livres sacrés, je les avais intégralement lus par pure curiosité. Cependant, les enseignements que j’en tire m’ont donné de profondes inspirations dans la maniabilité de la langue française combien belle ! Mais il faut reconnaitre que dans la Bible, l’Ancien Testament (la Pentateuque) n’est nullement dépourvus des livres poétiques : Job (42 chapitres), les Psaumes (150 chapitres), les Proverbes (31 chapitres), L’Ecclésiaste (51 chapitres) et le Cantique des Cantiques qui aborde exclusivement les poèmes d’Amour Agape.

Du point de vue Coranique, la sourate 26 est intitulée les poètes. Et son langage est d’une main de maître. Toutefois, les sourates 68, 52 ; 69,41 ; 20, 69 viennent clarifier que « le Coran n’est pas le langage d’un poète ! Nous n’avons point enseigné la poésie au Prophète. Cet art ne lui convient pas. Son ministère est la prédication et la lecture ».

 

Quels sont vos projets d'écriture pour l'avenir ?

J’ai de grands projets d’écriture pour l’avenir. Ces projets s’inspirent du quotidien de l’Afrique fait de misère, de pauvreté, de guerre. Le Tchad n’est pas en marge de ces maux car il nous offre un spectacle pathétique où, au nom des intérêts égoïstes, les droits de l’homme sont bafoués et les vies humaines supprimées. Tout cela ne peut laisser indifférent un écrivain qui, en réalité, se veut la voix des sans voix. De ce fait, en écrivant, j’espère léguer à la génération future un témoignage de conscience pour le changement de mentalité.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Les lecteurs m’ont très bien lu. Je les encourage davantage à me lire ! Ils sont un champ fertile, une lampe d’espoir de l’humanité. Il faut qu’ils sachent qu’ils sont le lieu où l’on doit bien réfléchir. Car, le monde évolue et donc notre mentalité ne se saurait se borner.

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